Parce que ce sont nos mobilisations répétées qui ont permis que les pensions soient revalorisées selon l’inflation, que les franchises médicales supplémentaires ne soient pas appliquées, que l’abattement fiscal de 10% ne soit pas supprimé, que le système des ALD ne soit pas remis en cause, que l’année blanche ne s’applique pas, nous refusons que de nouveau, les retraité.es soient désigné.es comme des nantis fauteur.ses de troubles sur les questions de santé et de protection sociale.
La protection sociale est un ensemble de droits qui s’applique à toutes et tous et pas d’aides qui se déclineraient suivant les personnes et les circonstances. C’est avant tout une question de justice fiscale et de solidarité :
seule la Sécurité Sociale offre une couverture universelle en mutualisant le risque sur l’ensemble de la population sur la base d’un financement solidaire avec des cotisations proportionnelles aux revenus. C’est toute la logique de notre mandat d’une Sécurité sociale qui doit prendre en charge 100 % des soins prescrits.
Au nom du libéralisme via la stratégie délétère de « réduction du coût du travail », le montant des exonérations de la part patronale de cotisations sociales accordées par les gouvernements successifs s’élève à 88,9 milliards d’euros, en hausse de 8 % sur les deux derniers exercices budgétaires. Or, ces exonérations pèsent aujourd’hui davantage sur les comptes de l’État que sur la Sécurité sociale : ce sont elles, précisément, qui contribuent directement à alimenter le discours du gouvernement sur l’état dégradé des finances publiques ou sur la dette publique en croissance constante. La non-compensation d’une partie de ces exonérations, à hauteur de 9,1 milliards en 2024, est l’arme du pouvoir pour diminuer les recettes de la Sécu et la protection sociale toute entière afin de diminuer les droits sociaux, en réduisant en particulier le droit à la retraite, mais aussi l’accès aux soins. Nous, retraité.es, ne serons pas une fois de plus les victimes et boucs émissaires de ces choix politiques désastreux : la stigmatisation des « boomers profiteurs », ça suffit !
Retraité·es, nous sommes au cœur de la société, porteurs et porteuses de mémoire à partager, de solidarité et de dynamisme. Nos luttes ont toujours un double objectif : maintenir et améliorer nos conditions de vie maintenant, et au-delà, construire un avenir non seulement possible, mais désirable pour les actif.ves d’aujourd’hui, toutes celles et ceux qui seront retraité.es demain !
Ensemble et déterminé.es, nous,Snes, avec la FSU, à l’appel du G9, serons de nouveau dans la rue le jeudi 2 avril pour exiger l’accès aux soins pour toutes et tous, partout sur le territoire.
Nos rdv dans les départements :
• en Ardèche : Privas 10h30 devant la préfecture ; Annonay 14 h 30 devant la Sécurité Sociale ; Aubenas 14h devant la mairie.
• en Drôme : Valence : rassemblement devant la Préfecture à 14 h : demande d’entrevue avec le Préfet, en complément de la rencontre avec le Conseil départemental du lundi 23/02 ;
Prise de parole, puis manif pendant l’audience et retour pour compte-rendu.
• en Isère : manif. départementale à GRENOBLE ; rassemblement à 14 h rue Félix Poulat avec distribution de tracts ; départ à 15 h jusqu’à la préfecture ; interventions sur les thèmes de la santé mais également du pouvoir d’achat ; audience à la préfecture à 17h30 ; transport en bus depuis le nord Isère organisé par la CGT.
• en Savoie : Rassemblement à 14h place du palais de justice ; Prise de parole intersyndicale ; Manifestation vers la gare ; Prise de parole sur les problématiques de mobilité ; Manifestation vers la mairie ; Prise de parole sur les questions du logement social, de la santé ; Manifestation vers la place du château ; Prise de parole sur les questions de démocratie, pouvoir d’achat et aménagement du territoire.
• en Haute Savoie : ANNECY : Conférence de presse à la FSU à 11h ; rassemblement devant l’ARS à 15 h (cité administrative) ; une délégation sera reçue à 16h